Carnet de Bord – JUIN 2017

En juin, le Cinéma Voyageur s’est fait la Belgique

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Départ d’Arcueil le 17 juin fin d’après-midi, enfin, retrouver le convoi, les habitudes, essayer de ne rien oublier. Gps, bouteilles d’eau, jeux de clés, numéro de carte bleue, pression des pneus, des milliards de choses à penser, en plus du fait qu’il faut téléphoner un peu partout pour combler les dates manquantes…
Direction le Nord, la Belgique, plus précisément Arlon, en passant par les paysages bien plats de Chalons en Champagne, Verdun, Longwy. Coucher de soleil interminable, et nos premières chansons cultes qui ne nous quitteront plus https://www.youtube.com/watch?v=fQDEUU1lyZQ ..
Arrivée à minuit pour le dodo sur le parking d’Arlon, on se mets en quête des bières/frites qui nous ont fait salivé tout le trajet.

ARLON 18-06
Un petit terrain herbeux sous la citadelle, avec vue sur l’église. Nos hôtes connaissent bien les gens du quartier, ils ont pour projet de créer un café associatif « L’attrape rêves ». Il fait chaud, on déploie nos petits muscles tout engourdis de l’hiver pour le premier montage de chap. Et puis les gens débarquent d’un peu partout, alternant projection sous chapiteau, et glande sur les transats avec un air de salsa.

CHINY 19-06
dans une cour d’école, une bande très sympathique nous accueille. Beaucoup d’enfants l’aprem’, comme la veille d’ailleurs, on passe tout notre stock de nouveaux films pour mioches. Deux fois même.
Le soir, les cris de la forêt de « Be Jam be » retentissent, et nous, on déguste un super repas végé et de la bonne bière artisanale !

LIMERLE 21/06
De coups de fils en coup de fils passés depuis des endroits improbables, entre le café et la sieste, on finit par se dire « à demain » avec la personne de «Périple en la demeure » que l’on a au téléphone.
Et nous voilà le lendemain matin à monter le chapiteau au bord de la route nationale, pour essayer d’attirer quelques passants!
Dans ce petit village de campagne, il y a un groupe de gens aux maisons et aux activités magnifiques. Ils viennent à notre rencontre, au compte goutte, tout au long de l’après-midi.
On diffuse « L’art du dehors », en présence de personnes d’un foyer, et quand Didier nous dit: « quand je regarde vos films, je me sens en liberté » on se dit qu’on ne regrettera jamais d’avoir sué pour assembler toutes les barres de fer du chapiteau!
19h, il est temps de se faire beau, et d’aller au bal.
Démontage de chap': malheureusement, une pièce, le coin arrière-gauche déjà fragile, se casse en deux.
Heureusement, au cours de la soirée, super Jonas et super Manue, ayant bu pas mal de bière locale, nous dégotent deux super mécanos de la mort pour réparer-souder notre coin de chapiteau. Malheureusement, le lendemain, un des mécanos se casse le dos, l’autre a disparu. Le mystère du coin…
Finalement, on retourne à Limmerlé chercher les bouts de fer qu’un garagiste nous ressoudera.

FORRIERES 23/06
Ha… le festival de musique du monde est en fait un festival de musique électronique?! On se demande un peu ce qu’on fait là mais on se détend quand on voit les constructions et les décors construits la semaine précédente. On se cale sur une scène, et c’est parti pour une session de courts métrages jusqu’au bout de la nuit!

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LIEGE 20 > 23/06
On nous avait prévu…. Attention on dit souvent « Liège le piège ». Nous en bon téméraire on ne s’est pas trop méfié mais cette ville nous a tellement plu qu’on y serait bien resté!
Quelques jours passés au Créaktion pour ensuite faire une date dans le quartier du Laveu. La petite équipe qui faisait des projections en plein air se reforme pour l’occasion, des étoiles pleins les yeux. Le terrain de sport se remplit, le chapiteau est presque plein, les transats aussi! Des hourras retentissent quand l’écran gonflable s’élève dans les airs.
Les Penans de Be Jam be nous accompagnent pendant la soirée avant les quelques dernières bières belges sur le trottoir. On dit qu’on ne peut pas décider qu’à trois si on reviendra l’an prochain mais on élabore déjà les premiers arguments…
Et puis, le piège se referme et on revient le lendemain soir pour voir leur cantine où une rencontre sur les collectifs est organisé…

NAMUR  24/06
Installé dans la cour d’une auberge de jeunesse, on comprend enfin que le mythe de la pluie belge est assez mouillant! On fait des tours de camion en promettant des projections sous un chapiteau étanche, quelques familles osent braver le mauvais temps pour une session de courts métrages. Quelques résidents de l’auberge viennent aussi regarder des films.

GESVES 25/06
Retour à la campagne, notre chapiteau met les pieds dans l’herbe pour une date organisée par notre « ange gardien de Namur ».
Les enfants demandent et redemandent des films, les amis et voisins profitent du jardin. On projette l’arbre et le requin blanc, sans savoir
que les instituteurs de l’école publique d’à côté pratiquent chacun, à leur manière, des méthodes pédagogiques « alternatives ». Ca parle du cadre
que l’on donne aux enfants, entre trop strict ou trop mou. Puis on diffuse « Pas res nos arresta » car un projet éolien est en discussion depuis de nombreuses années dans la région,
les gens sont assez surpris de voir les choses sous cet angle et on discute des « énergies renouvelables » jusqu’à ce que le brouillard arrive.

Et on continue en Juillet et Août le long de la Méridienne Verte du Nord au Sud

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